2026 est l’année où tout bouge et de toutes les opportunités

 

Le prix du porc et l’avenir du marché au cadran redeviennent les sujets d’actualité.

Le prix sera maîtrisé

  • Par une présentation plus importante et représentative de l’ensemble de la production porcine.
  • Par une protection du marché français des importations du Mercosur, de l’Ukraine … Embargo, peste porcine …
  • Par la sortie de l’agriculture du libre-échange (voir article).

Le cadran

Le cadran est un outil, ni de droite, ni de gauche ; il ne produit ni abat aucun porcs. Les ventes se font au plus offrant dans la transparence et l’équité.

Il permet le maintien d’exploitations familiales compétitives. Alors que la balance commerciale agricole française est déficitaire, la production porcine bretonne résiste et c’est 2,5 milliards d’euro en 2025 dans la région. Les fabricants d’aliment, de matériel, les abatteurs, les banques, les centres de gestion, les coops … en sont les bénéficiaires. C’est dans leur intérêt de soutenir le cadran après l’échec des lois Egalim et des contrats rémunérés sur la cotation MPF. Les cahiers de charges ont détruit les filières œufs et volailles françaises.

L’avenir du MPF et d’Uniporc appartient aux producteurs et à leurs OP mais aussi à ceux qui en vivent et qui doivent leur apporter un soutien sans équivoque.

Aucun maillon de la filière porcine n’a d’avenir sans une situation financière correcte et durable du producteur.

Il y a 10 ans, en 2015, quelques syndicalistes et la volonté du gouvernement de faire un prix politique à 1,40 €, ont désorganisé le commerce et aggravé le contexte sans apporter de solutions.

Le Marché du Porc faillit disparaitre ; c’était sans doute la volonté de certains.

Le miracle n’a pas eu lieu comme le montre les courbes de prix (voir courbes), les producteurs et les abatteurs, à l’exception de deux reviennent au bouton au MPB (voir article).

Les raisons de la crise étaient connues : l’embargo russe à la suite de la guerre en Crimée (voir article).

Des crises, le Marché du Porc Français en vit régulièrement depuis 50 ans (voir dernière vidéo  » le Marché du Porc Breton, une institution de 43 ans menacée de disparition par la crise porcine » (lien) .

Depuis 10 ans, François Pot et Pascal Le Duot ont prouvé que si le Marché du Porc Français subit les baisses. Il est le seul capable d’aller chercher des hausses jusqu’à 2,38 €, hausse qu’aucune coopérative n’obtiendrait seule (voir courbe), sans mettre en difficulté les abatteurs.

Les droits de douane, les embargos, la peste africaine, sont des éléments négatifs pour le commerce. Jouer collectif n’a jamais été aussi important (voir article).

L’AOP devra faire preuve d’autorité pour défendre au mieux le revenu des éleveurs de porcs.

P.R.

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