Sur 100 euros d’achat de produits alimentaires, 6,50 € reviennent aux agriculteurs (voir article) et seulement un peu plus d’1 euro sur l’ensemble des dépenses.
Les importations à des prix bradés détruisent l’agriculture française qui est passée en 20 ans de la deuxième à la sixième place des exportateurs mondiaux (voir article). Ce sont des choix politiques qu’il faut remettre en cause sauf si on accepte une agriculture financière.
Les décisions politiques de Bruxelles vont dans ce sens.
- Aucune préférence communautaire dans les accords de libre-échange.
- Soumission de Von der Leyen à Trump mais pas au parlement européen (voir article).
- Les primes PAC ne sont plus un soutien à l’agriculture lorsqu’elles sont identiques les années où les céréales sont payées 2,50 € et les années à 1,50 €.
- Lorsqu’un bénéficiaire capte 16 millions d’euros et que 10 % des bénéficiaires perçoivent les 2/3 des aides PAC (voir article), il reste des miettes aux exploitations familiales.
L’hypocrisie des décideurs français.
- Notre ministre appelle à produire davantage (voir article) sans assumer la réalité (voir article).
- Trop de directeurs de coops en demandent encore plus à leurs adhérents (voir article).
- Les coops ont déjà investi en Amérique du Sud (voir vidéo SAM).
- L’AOP, pleine de bonnes intentions, est paralysée par les ambitions de certains.
La revendication à défendre est la souveraineté alimentaire française.
- Pour cela, il faut du prix. Le prix du lait qui vient de perdre 50 €/1000 l en janvier 2026, subit le compte à rebours du prix consommateur moins la marge des GMS, moins la marge de la laiterie. Le producteur n’a que le reste, à peine 400 €/1000 l.
- Les coopératives laitières en manque de compétitivité ne respectent pas les lois Egalim quand le producteur allemand est payé 50 € de plus (voir article).
- La formation du prix est complexe. Les riches auditions sous serment au Sénat de personnes qualifiées (sans les industriels) nous éclairent sur l’opacité, les rapports de force, la violence des négociateurs (voir vidéothèque Sénat).
- Il faut sortir de cette spirale de liquidation des exploitations familiales :
- En sortant l’agriculture des accords de libre-échange
- En imposant un prix départ ferme
Dans la vidéo des syndicats, Yohann Barbe (FNSEA) et François Walraet (coordination rurale), sont tous deux d’accord à 90 % ; ils devraient travailler ensemble !
P.R.
