Le prix se détermine soit au doigt mouillé (les coopératives), soit aux enchères (le marché au cadran).
Fixation du prix au doigt mouillé :
- Tout est résumé dans l’article du Télégramme qui reprend les propos de Pascal Le Brun, président du Cniel mais également président d’Eurial et vice-président d’Agrial (voir article).
- Il y a deux ans, les industriels disaient manquer de lait et aujourd’hui « il pense que le prix sera autour de 400 €/1000 litres » en 2026 et que « les éleveurs ont encore sous la pédale » tout en reconnaissant que « le fromage est de plus en plus importé ».
- L’objectif de créer un nouvel acteur économique Agrial/Terrena est plus important que la rémunération de producteur.
- Contrairement à ce qu’elles annoncent, le rapport de force des coopératives restera déséquilibré face aux centrales d’achat (voir article) (Institut de liaisons des entreprises de consommation) qui pressurisent tous leurs fournisseurs (voir article).
Fixation du prix aux enchères :
- Le marché au cadran, Marché du Porc Français/Uniporc permet aux producteurs de porcs d’aller capter les hausses qu’offre le commerce et de temporiser les baisses spéculatives.
- Les lois Egalim qui sanctuarisent la matière première agricole donnent toute sa valeur au prix public qu’affiche le MPB.
- Le Marché du Porc Français reprend le mode opératoire des centrales d’achat.
8000 producteurs de porcs ► 32 coopératives/groupements ► MPF/UNIPORC ► Industriels ► GMS
- Les producteurs de porcs ne peuvent pas se suffire de se référer à la cotation du MPF. Il y va de leur avenir d’être acteur.
- Même les plus grosses coopératives n’ont jamais fait mieux pour fixer un prix. Elles ont le goût de prix bas et des éleveurs captifs.
- Ce prix est validé par les industriels et les GMS qui craignent d’avoir un concurrent moins disant dans ses achats s’il y avait diversité de prix bas.
P.R.
