Les élus, comme le marché, ne connaissent ni loyauté, ni mémoire.
Les élus :
Plus soucieux des sondages que du long terme, ils hypothèquent notre avenir.
En 2017 : Décision de réduire le budget militaire (voir article) que la guerre en Ukraine surprend.
En 2018 : Décision de fermer 14 centrales nucléaires (voir article).
En 2026 : Crise de l’énergie. On ambitionne 6 réacteurs mais il faut l’autorisation de l’Europe (voir article).
En 2025 : La loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire n’empêche pas tous les élus d’être contre une porcherie de 800 places d’engraissement (voir article).
Le rapport de force se déplace contre l’installation de jeunes.
Les marchés :
En 1973 : création du Marché du Porc Breton et Uniporc pour un rapport de force qui protège le producteur.
En 1992 : Accord de l’OMC, c’est la mondialisation heureuse.
En 2014 : Les GMS se renforcent et créent les centrales d’achat.
En 2015 : Alors que le commerce se concentre, à contre sens des irresponsables et des producteurs mécontents du prix contestent le « cadran » et l’affaiblissent sans apporter d’autres solutions. Ils contractualisent individuellement, sans prix tout en réclamant des actions collectives.
Le collectif :
« Quand les outils collectifs s’affaiblissent, la loi est implacable, le rapport de force ne se déplace jamais en faveur des producteurs ». Dans son édito, Didier Le Du argumente sur les conséquences de vouloir être « indépendant » (voir article).
« Le marché ne connait ni loyauté, ni mémoire, quand les structures collectives s’effritent, le prix ne se discute plus, il s’impose ».
On ne peut reprocher aux producteurs de porcs le manque de collectif lorsqu’ils adhèrent à 90 % à un groupement. Cependant, le message, sans le dire explicitement, s’adresse aux groupements et coopératives qui sont devenus des « associations d’indépendants » (voir article).
L’AOP a été créée pour défendre le revenu de l’éleveur. Cela ne peut se faire que par un soutien affirmé au Marché du Porc Français pour contrecarrer l’oligopole des centrales d’achat des GMS (voir article et vidéo).
Il reste à ceux qui sont à la tribune de mettre en accord leurs actes avec leurs paroles pour que le rapport de force revienne en faveur des producteurs.
P.R.
