Résilience ou Robustesse ?

« Chercher la performance maximale partout et tout le temps fragilise » (voir article).

« Résilience »

C’est la potion magique qu’offrent nos organisations aux exploitations familiales en manque de revenus (voir article). Elles font le dos rond, s’accommodent de ce qui arrive comme l’impossible loi Egalim ou la loi « d’urgence agricole », triste spectacle politique, juste un écran de fumée devant les distorsions de concurrence (voir article).

Quelles résiliences ?

  • Quand l’AGPM, dont l’impartialité ne peut pas être mise en doute donne ses conclusions d’une étude prospective de l’entrée de l’Ukraine dans l’UE, c’est sans appel (voir article).
  • Quand la CEPM, tout aussi respectable, dénonce un scandale loin d’être théorique sur les pesticides au Brésil et dans le Mercosur avec un coût de production de 100 €/T d’écart avec le maïs français (voir article).
  • Quand on sait que le Brésil et l’Ukraine ont le potentiel pour doubler leur production de céréales, il va de soi que l’élevage de volailles, de porcs, de bovins, leur reviendra. L’AGPM et la CEPM sont sans équivoque dans leurs deux conclusions (voir article).
  • Quand toutes les filières agricoles font le même constat, le double langage d’Arnaud Rousseau qui demande des droits de douane sur la lysine mais pas sur le poulet brésilien (voir article) perd sa crédibilité en faisant la politique de Von Der Leyen.

Robustesse

Aujourd’hui l’objectif à tenir est : que la France maintienne ses 100 % d’autosuffisance porcine. Le moyen d’y arriver est d’avoir une filière porcine « robuste ».

  • La souveraineté alimentaire française ne se fera pas sans rémunération des producteurs. Ce prix doit être respecté aux consommateurs d’après la loi.
  • Quand les autres productions subissent le prix, le Marché du Porc Français reste haussier malgré les autres bassins orientés à la baisse.
  • Les producteurs présents au Cadran jeudi 23 juillet ont été témoins d’un prix qui progressait millième par millième aidé par les 1 000 cochons supplémentaires sur le catalogue.
  • Si les derniers lots ont été vendus à +6 cts, la moyenne est restée à 2,9 cts (voir réf écran MPF), le double de porcs sur le catalogue aurait conduit à 5 cts de hausse.
  • Ceux qui engagent une réflexion sur l’avenir de la filière porcine se doivent d’être présents au Marché du Porc Français sauf à privilégier l’intégration des éleveurs.

En 2026, les deux nouveautés sont les accords de libre-échange et le développement des centrales d’achat.

Les centrales d’achat, les GMS avec les ONG décident des règles du « jeu » à l’encontre et place de l’Etat (voir article). C’est à ce niveau que notre filière bretonne se doit d’être « robuste ». La production ne peut seule mener le défi. L’amont avec les coopératives, la production, l’abattage et la salaison doivent prolonger, avec toujours une « autorité unique ».

P.R.

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