– Une ambiguïté est volontairement entretenue pour une interprétation des qualificatifs de : paysans, agriculteurs, éleveurs producteurs pour identifier un métier mais seul le producteur est propriétaire.
– Intermarché se l’est approprié (voir l’article 1)
– Thierry Cotillard, président d’Intermarché, s’en explique lors de son audition sur les marges agroalimentaires au Sénat. Il assure avoir sécurisé 80% de son approvisionnement par contrat et cahier des charges et sécurisé les « éleveurs » par un prix vaguement défini
– Dans une publicité médiatisée début juillet, il n’y a pas de hasard dans le choix des mots (voir l’article)
– Il y a matière pour une dissertation pour un candidat au baccalauréat.
Ainsi :
– Mieux rémunérer « les agriculteurs » ne suffit pas, il faut « bien » rémunérer les « agriculteurs » pour qu’ils aient un revenu.
– Rémunérer 1300 « éleveurs » « agriculteurs » laisse entendre que les autres sont pressurisés.
– Que ces 1300 « éleveurs » « agriculteurs » doivent gentiment dire « Merci ». Il faut l’oser l’écrire.
– De les ranger comme dans des linéaires avec leurs photos sur le packaging, ils deviennent le produit.
Ainsi le jambon : (voir l’article )
– Plus c’est gros, mieux ca passe. C’est quoi « plus 40% »?
– « Quand vous achetez ce jambon, plus de 40% sont reversés à ceux qui l’ont produit ». L’interprétation pour le consommateur est que s’il paie 15€/kg, les 40% – soit 6€/kg – vont à celui qui l’a produit.
– Pour le producteur de porc vendant au marché du porc français qui côte 1.75€/kg, +40% serait 70cts/kg
– Dominique « éleveuse » dans le 22 n’est pas « productrice »
– Ce n’est pas par hasard que le mot « éleveur » revient 3 fois sur l’étiquette
– Tout ceci pour vendre du « jambon supérieur » avec -25% de sel et tous unis contre la vie chère (voir l’article)
Nos organisations
– Est-ce le changement de logiciel d’A.Rousseau ou l’émergence de grands groupes agroalimentaires européens du CNJA?
– Cautionnent-elles la disparition des éleveurs agriculteurs français en les obligeant à produire au prix mondial?
– Il y a bien une raison pour qu’elles ne se référent pas au Marché du Porc Français et Uniporc qui donnent la liberté et du prix à l’éleveur producteur de porcs et défendent la filière porcine française.
PR
