Il faut changer de logiciel, oui mais pour quoi?

Il faut changer de logiciel oui, mais pour quoi?

– La FNSEA pour son rapport d’orientation a habilement recensé les justes doléances de ses adhérents. Le manque de rentabilité est sans surprise le numéro 1 des « problèmes sur l’exploitation » (voir l’article).

– La perte de production en est la preuve (voir l’article)

– A.Rousseau fait interpréter et valoir une autre lecture à la lumière de ses 4 propositions dont celle de ‘ »vouloir porter l’ambition productrice de l’agriculture européenne et internationale » (voir les articles)

Souveraineté européenne

Ils nous affichent une souveraineté française de production mais avec les accords de libre échange, la souveraineté européenne que soutient le président de la FNSEA est en réalité une souveraineté « alimentaire » qui va peser sur les prix en France et ses conséquences.

C’est le changement de logiciel

Souveraineté française

– Nos élites bureaucratiques disposant de gros salaires sans se fatiguer abandonnent la « production française » pour une souveraineté « alimentaire » hypothétique, forte d’importations à bas coût qui convient à nos gouvernements éphémères soucieux de l’inflation.

– Le plongeon de la balance commerciale française qui n’est qu’à ses débuts (voir l’article) devrait interpeller nos organisations, en particulier nos coopératives, la FNSEA et le CNJA.

– Leur silence encore bien complaisant lorsque les ONG avec les « accords carrefour » décident de tracer un bien-être animal français plutôt que de tracer les produits importés qui ne respectent ni le bien-être animal ni l’environnement.

– Que restera-t-il de la loi d' »urgence » après les recours des tribunaux? (voir les articles)

– Il faut oser construire une petite porcherie dans la Creuse avec une pétition de 70 000 signatures.

Il faut changer de logiciel

– Avec la présence de certains mots : souveraineté européenne, agriculture internationale dans le rapport d’orientation et l’absence d’autres mots : exploitation familiale, traçabilité, prix, effectivement il y a un changement de logiciel.

– Le CNJA n’est pas en reste lorsqu’il se voit gouverner « des géants agricoles internationaux, sociétés gouvernées par des agriculteurs » (voir l’article).

– C’est exactement le modèle ukrainien avec des directeurs de coops qui géraient des milliers d’hectares et des troupeaux XXL (voir l’article) à côté des exploitations familiales avec un salaire de 430€ par mois.

– Statutairement les coopératives sont gérées par les agriculteurs, avec le changement de logiciel, elles géreront les exploitations.

P.R

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