« Un tu tiens vaut mieux que deux tu auras » dit le dicton.
C’est ce que fait le MPF qui a immédiatement réagit au manque de porcs. Avec la version « contrat » les GMS veulent obliger les industriels « de patienter jusqu’aux négociations annuelles ».
Les signataires des contrats entre un éleveur et une grande surface ou tripartite entre un éleveur, un abatteur et une grande surface court-circuitent le groupement de producteurs qui ne sert que de rabatteur. Les signataires de contrats n’ont aucun pouvoir de négociation du prix face à la GMS. Sans le MPF, le prix de base serait resté figé à 1,43 €, jusqu’au mois d’avril 2027
L’exemple du prix du lait en août qui reste à 400 €/1000 lites malgré la canicule le démontre.
Pour Leclerc, comme pour les autres GSM, la hausse des prix arrivera au printemps et il s’en explique (voir article).
Généreux
« L’enseigne prendra sa part pour atténuer les conséquences de la crise ».
« Il n’est pas question d’assommer le consommateur tout de suite ».
« Une volonté confortée par la concurrence très vive mais très saine entre les principaux acteurs de la grande distribution ».
C’est au gouvernement
« Il y a un constat de pénurie dans certaines productions, ça c’est du ressort du plan du gouvernement d’aide à l’agriculture ».
L’appel d’Euréden
Confrontée à une chute historique de production de légumes, la coopérative Euréden avait lancé à la GMS un appel pour une réévaluation du prix. « Elle devra patienter jusqu’aux négociations annuelles ».
Le Marché du Porc Breton
Après avoir limité la baisse pendant des mois, contrairement à l’Allemagne, le contexte a permis au MPF de passer d’une cotation de 1,43 €/kg le 11/06/2026 à 1,903 €/kg le 10/09/2026. Personne ne peut prédire le prix du porc dans 1 mois et encore moins dans 6 mois. Une chose est sûre, le MPF freinera la spéculation baissière.
Un tu tiens vaut mieux que deux tu auras « peut-être » !
P.R.
