Les entreprises se sont équipées. L’IA donne de nouveaux moyens aux centrales d’achat déjà rudes dans les négociations.
- La question pour la filière porcine est de savoir qui s’emparera des gains de productivité ? Pour Tonti Bernard « la réponse relève moins de la technologie que de la stratégie » (voir article).
- La France a de la technologie mais pas de stratégie pour son élevage. La filière porcine n’a rien à attendre, ni de son gouvernement (voir article), ni de la FNSEA (voir article), ni des JA qui « espèrent » (voir article), mais pas plus de ses responsables bretons incapables de s’imposer à Paris (voir article).
- Heureusement, nous avons l’opportunité d’avoir le Marché du Porc Français et Uniporc qui nous permettent d’avoir une stratégie commerciale forte face aux dérégulations historiques en cours.
- Il ne peut y avoir un prix correct aux producteurs sans un prix correct pour l’aval face aux centrales d’achat. Ça oblige un minimum de collectif.
- Des séminaires et des échanges multiples concluent toujours qu’il faut améliorer le fonctionnement du MPF sans jamais préciser comment parce que ça remettrait en cause l’individualisme de quelques responsables.
- Le Marché du Porc Français a la volonté d’être représentatif de l’ensemble de la filière porcine française pour afficher le meilleur prix. Sa fragilité actuelle tient à une offre trop faible qui fragilise son fonctionnement.
- Le MPF dispose d’un règlement qui protège ses participants. Si le mini minimum de présentation est actuellement 20 000 porcs/semaine, cette offre doit pouvoir progresser pour permettre à tous les producteurs qui le souhaitent d’y avoir accès.
- C’est d’autant plus vrai que de nouveaux groupements souhaitent y vendre plus de porcs (voir article).
- Le déverrouillage des 20 000 porcs/semaine peut (doit) se faire progressivement par une augmentation de 2 % par semaine. Ce ne sont pas 400 porcs/semaine qui vont perturber le bon fonctionnement du commerce de 250 000 porcs/semaine.
- Plus le prix reposera sur une base indiscutable, plus il s’imposera aux centrales d’achat.
P.R.
