En bon exécutant, le producteur de porcs croit répondre aux attentes des consommateurs. Pourtant, que reste-t-il de ses cahiers de charges lors de l’acte d’achat du consommateur ? (voir article).
D’abord ils ne sont pas appliqués aux produits importés. Ensuite, dans leurs rayons de viande et leurs vitrines réfrigérées, les GMS font le choix d’un packaging conçu vers la séduction et déclencheur de l’acte d’achat (voir article).
Les subtilités des cahiers de charges
Le label rouge : pour le consommateur, il y a un seul label rouge, pour le producteur le même porc est label rouge dans l’abattoir A et conventionnel avec l’abattoir B ou C.
La caudophagie : norme qui n’a pas démontré sa maitrise comme le prouve la station expérimentale de la chambre d’agriculture (voir article).
Les 9 milliards de tonnes de charbon brulés face à nos minuscules gains de CO² (voir article).
La France est malade des normes qui tuent la création de richesses.
La filière porcine française est la plus vertueuse du monde. Il faut en être fier et le vendre.
Nos organisations
Face à un prix de marché qui se dégrade, M. Bloch, président de l’UGPVB, pour éviter le pire, engage la filière porcine à se défendre dans une solidarité collective (voir article) (voir article).
Son message s’adresse en premier lieu à la production plus occupée avec ses luttes de pouvoir que de la défense des producteurs et leurs exploitations familiales.
L’AOP, créée en 2021 en grande pompe, disait « nous souhaitons supprimer les distorsions de concurrence entre éleveurs sur le terrain » (voir article et vidéo). On connait la suite avec la gestion calamiteuse du mâle entier entre autre et des coopératives cultivant la différence.
La crise qui vient doit être l’occasion pour l’AOP de dicter son projet de « supprimer la concurrence entre éleveurs » ; à nos organisations et coopératives de s’adapter.
C’est la première condition pour, qu’avec l’aval, nous imposons le « LPF » face à la viande produite en « UE » avec le logo bleu blanc rouge, transformée en France.
Le danger est sous-estimé.
Devant une défense collective de la filière porcine bretonne, il serait anormal que nos banques bretonnes mutualistes et agricoles n’accompagnent pas les producteurs de porcs au-delà de leurs ratios habituels, même à risquer pour elles une année blanche. L’enjeu est énorme !
P.R.
